Dansons

On n’a plus l’amour du geste doux. On frappe, maintenant. Ou on fait les choses sans comprendre la place de notre propre corps dans l’espace. Et si tu penses que ça a toujours été comme ça, va faire un tour sur les chemins qui n’existent plus. Tu verras que, sans même aller jusqu’au chemin de montagne, on connaissait autrement l’espace, avant. Et le geste. Fallait bien. Par exemple, celui de la main qui écarte le feuillage d’une haie pour laisser passer la lumière de la lune et éclairer nos pas. On n’a plus l’amour du geste doux, mais on le retrouve en dansant, seul. e. Il faut bien, alors, penser à son corps. Dans un salon. Dans une cuisine. A l’arrêt de bus. Dans un pré. Dansons.

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