Dans le cadre du maintien de l’ordre climatique, le ministre envoya les CRS. Il fallait cogner dur, « les mettre misérables », comme disait le préfet. Pour Jean et Ahmed, c’était la première intervention de ce type. Entourés par les flammes, le bouclier au bras et la matraque à la main, la colère de la nature se reflétant dans la visière de leur casque, ils se demandaient si la fermeté exprimée par leur hiérarchie avait vraiment un sens dans cette situation. Cela recommencerait l’été prochain et le suivant, si on ne faisait rien. Toutes autres choses restant égales, une flamme éteinte un été n’est jamais que le messager de celle qui viendra l’été suivant. Et puis nasser des arbres, c’était bizarre quand même.
Au feu
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