– Avançons, sinon, nous reculons.
– Attendons, attendons, j’ai encore mille fleurs à voir naître.
– Nous n’avons pas le temps. Avançons.
– Non, restons. Où irions-nous ?
– Nous n’avons pas le temps de nous poser cette question.
– Nous n’avons rien, ni le temps, ni les fleurs. Attendons les fleurs puisque le temps nous échappe.
– Des fleurs, tu en trouveras sur ta tombe et alors tu auras tout le temps. Je les cueillerai pour toi.
– N’en cueillez aucune. Laissez-les où elle poussent.
– Il faut les cueillir et les emmener à la ville, car là où elles poussent, on ne peut les vendre à personne.
– On n’aura pas pu s’entendre. Allez, si le temps presse. Je reste ici.
Vous mourrez ici.
– Très bien. Plus besoin de m’apporter des fleurs. J’en suis bien entouré.
– De toutes façons, je n’ai plus temps.
– Ni les fleurs.

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