Smif (quel drôle de nom, mais je me suis habitué) conduisait la voiture. C’était lui, le chauffeur. Nous, nous regardions le paysage, faisions pipi aux haltes prévues, le plein aussi, à la demande, et nous lavions les vitres. Nous étions là quand il le fallait. S’il le fallait. La vie allait, nous allait. Puis vint la panne. Et Smif (je me suis habitué) nous a dit « Faut pousser les gars ». Nous voyageons depuis en poussant la voiture. Nous demandons de temps en temps à Smif (vous aussi maintenant ?) : « A quoi sert une voiture s’il faut la pousser ? » La réponse est qu’il n’y a pas d’autre moyen de faire du 30 km/h dans les descentes tout en étant protégé de la pluie. Oui, Smif. Très certainement. Dans les descentes, nous sommes protégés de la pluie. En attendant, nous suons sous le soleil et poussons, poussons, poussons. Une petite drache ferait du bien. Mais en montée alors.
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2045/Ziggy
Il s’était vite habitué. Cela faisait à peine 3 mois qu’on avait introduit l’amour dans le calcul du PIB. Il avait reçu comme tout le monde cette horrible petite montre verte. Avec un seul chiffre. Digital. Beurk il avait dit en déballant le paquet. Mais voilà, c’était obligatoire. Et après 3 mois déjà, il ne pouvait plus sortir sans le petit bracelet. Ce matin, il était ravi. Son amouromètre était au maximum.
