« Ne désespérez pas, vous qui portez les ombres que nous sommes à bout de bras. Votre travail est comme un long et inlassable appel qui nous réchauffe et dont l’écho un jour vous reviendra en plein cœur, et vous apportera la paix. On ne fait rien d’inutile quand on fait le bien. Savez-vous qu’un jour votre propre vie vous prendra dans ses bras pour vous réconforter ? ». Tous les mois, Rooomèè relâchait quelques-uns de ses perroquets à qui il apprenait consciencieusement des mots de haine et de violence pour que les volatiles aillent les répandre aux alentours et plus loin encore. Mais un nouveau messie, d’une espèce inconnue, s’était introduit dans l’élevage de Rooomèè. Qui avait bien pu apprendre ces mots odieux d’amour et de respect à ce perroquet de malheur, qui allait maintenant contaminer ses petits chéris ?
