Au poney

A l’entrée de la foire
Je demandais ceci à l’enfant : si tu lisais dans l’œil du poney
Ce que moi j’y lis, la tristesse,
Si tu entendais ce que j’entends
Quelque chose comme « j’ai appris à tourner en rond »
Monterais-tu sur son dos, au poney ?
Il me répondait
Si je pensais comme toi
Qu’apporterais-je donc au poney ?
Alors qu’aujourd’hui, grâce à moi, il court dans la plaine
Au milieu d’un troupeau de bisons
Nous sommes chargés d’impressions
Que nous ramènerons le soir venu
Au village
Que lui donnes-tu toi, au poney ?
Est-ce que tout n’est pas un jeu puisque personne ne peut tout ?

Comme l’enfant est en moi, il me parle en chuchotant. Comme il est en moi, je le berce en marchant.

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