La lâcheté javelise le regard. Eflon pense ce qu’on lui dit de penser et fait ce qu’on lui dit de faire. Eflon se dit que tout ce qui ne va pas bien est un mensonge, et que l’important se limite à sa propre famille. Qu’il faut œuvrer à l’apparence du bonheur et ne surtout pas exposer l’humanité de ceux et celles dont le gouvernement fait le malheur. Eflon n’a jamais porté la main sur qui que ce soit. Eflon n’est horrible qu’en mots et en pensées.
Un jour, Eflon se réveillera. Son oreiller sera rouge sang et sa langue noire comme l’enfer. Il sera trop tard. Eflon tentera bien de se justifier. Mais Eflon le sent, aucune parole ne pourra l’excuser.
Pauvre Eflon. Pauvre pauvre pauvre Eflon.
