Bill

On aura beau n’en plus pouvoir, ne pas vouloir continuer, rien à faire. On nous lance une baballe et on court derrière. Moi, je suis un cocker chauve sur une plage en novembre. Ma queue bat énergiquement quand ma truffe sent les choses, et ici tout sent, je suis si heureux alors que ce vent est mauvais pour moi. Je n’en sais rien et ne veux rien en savoir. Je suis un Bill et puis quand vient mon Boule, la marée monte à mes yeux. Les voilà humides car la joie m’inonde. Je suis un cocker chauve sur une plage en novembre et rien n’est plus beau qu’une baballe lancée par mon Boule, une baballe qui roule sans fin dans le sable épicé par l’océan plein de vies.

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