« On aurait pu s’y tromper. La crinière, l’allure, le déplacement en petit troupeau. Mais non, il ne s’agissait pas de chevaux. Nous étions bel et bien en présence de lis. Les lis, des licornes, mais sans cornes. Encore plus rares que les licornes avec cornes, les lis ne se rencontrent qu’à l’orée d’un bois, au coucher du soleil, ou dans un désert habité, et toujours en période de déprime ou de crise. La présence des lis est un signe clair (toutes et tous les spécialistes s’accordent là-dessus) : l’espoir est permis. Certaines, certains, vont même plus loin. L’espoir est un devoir. Ce sont celles et ceux qui s’y connaissent en tragédie qui disent ça. »
Carnet de voyage.
