Tom avait toujours dit que non. Mais maintenant qu’il semblerait quand même que oui, Tom dit qu’il n’avait pas vraiment dit non. Il avait dit que si non, alors oui que non que oui. Du coup, c’était pas vraiment non. Tom pense même que si ça tombe, il est le premier à avoir pensé que oui tout en disant que oui que non que oui. Et que tout ceux et celles qui crient maintenant que oui ne disaient rien avant et que peut-être que c’est pire que de dire que non surtout si on pense que oui en même temps qu’on dit que non en sachant qu’un jour, de toutes façons, on dira que non mais bon, puis que oui peut-être, puis que oui mais attention, puis mais que oui, évidemment.
Tom joue avec les clés de sa jolie voiture. Que oui. Et ça, il le sait, oh que oui. Mais c’est pas pour ça qu’il le dit. Le fruit de la réflexion n’arrive jamais à l’esprit de Tom. « C’est pas moi qu’aurais croqué la pomme » dit Tom. Que non. Tom dort sur ses deux oreilles. Il dort comme un bébé pendant qu’on les assassine. Que oui.
