Hier, on a redit bonjour et au revoir à quelqu’un. On s’est aussi serré les coudes pour tenir dans nos bras une toute petite et nouvelle née. On a parfois pris un morceau de tarte au rire, sans se laisser pour autant embarquer par la mochitude des choses. Puis trois lanternes sont montées dans une vraie nuit pour porter leur lumière aux ténèbres, pour dire que les gens vivent même dans la mémoire de ceux et celles qui ne les ont pas connus. Quelque part, dans un jardin, ou dans une chambre d’enfant, ou sur un trottoir, quelqu’un a vu passer trois montgolfières dont les flammes ont peut-être redonné un peu d’espoir. On ne sait pas.
Faible est la chance de ne jamais croiser le malheur. Grande est celle de se sentir entouré.
