Les barbares portaient des cravates

Lors d’une partie de pétanque,
Une enfant ne sait si elle doit tirer, comme le dit le barbare, on pointer, comme le dit le penseur.
Elle traverse finalement le terrain et ramasse le cochonnet, qu’elle garde au creux de sa main. Petite boule de bois sauvée des boulets de fer. Avec ce globe minuscule maintenant au fond de sa poche, elle part loin, loin du boulodrome. Elle va lui montrer la mer. Les coquillages. Le sable. Un monde éloigné de la poussière du terrain de boules. De la compétition à tout va. Du pastis qui a toujours raison.

Sur la plage, c’est le vent qui siffle.
A cette époque, les barbares portaient des cravates.
Et les penseurs servaient des platitudes.
Ô citoyen, ô citoyenne, apporte-nous de bonnes nouvelles. Tu es notre dernier espoir.

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