2045/Mateo

Mateo a 81 ans. Il travaille dans une société d’électronique cardiaque. Il surveille et dirige des robots qui composent des circuits « implants » qui soutiennent des personnes souffrant de fragilité cardio-vasculaire. Il est lui-même implanté, ayant subi un accident il y a 5 ans. Grâce à cette technique révolutionnaire, plus besoin d’implanter un nouveau cœur. La puce est directement placée au centre du muscle et celui-ci est régulé électroniquement. Le malade dispose d’une télécommande qui lui permet de réguler son rythme cardiaque comme il le souhaite.

Mateo : « Depuis mon implantation, je peux de nouveau rendre visite à mon fils qui habite dans un appartement situé dans une partie plus élevée de la ville. La première fois, je lui ai fait la surprise. Il me voyait de son balcon, il me voyait monter la rue d’un bon pas, il n’en revenait pas (rires). Maintenant nous nous amusons en parlant de ma pile, il dit « ta pile est plate » quand je suis fatigué. Avant d’aller dormir, je diminue le rythme cardiaque, je m’endors facilement et au matin, je relance la machine (rires). Je suis très heureux, c’est comme une seconde jeunesse. Bien sûr, j’ai l’âge que j’ai. Je ne peux pas tout me permettre mais je suis quand même plus fringuant qu’avant l’implantation. Je travaillerai jusqu’à l’âge de la pension, à 87 ans, puis je prendrai ma retraite. Le rythme reste élevé, même pour les travailleurs moins jeunes, comme moi. Nous travaillons 6 jours et demi par semaine. Je travaille de 7 heures du matin à 21 heures 30 avec une pause de 22 minutes à 13 heures. Heureusement nous avons la possibilité de dormir ici et parfois j’en profite pour utiliser le système vidéo de la société. Grâce au système de connexion rapide nous pouvons regarder plusieurs films à la fois, ce qui double ou triple notre temps de loisirs. »

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